Les grandes questions de consultation
Les conflits occupent une place importante dans les consultations : séparation difficile, désaccord familial, succession, tension professionnelle, loyers impayés, accusation, procédure judiciaire, litige administratif ou rupture complète du dialogue.
Dans ces situations, le consultant arrive souvent avec une question qui contient déjà sa propre interprétation :
« Est-ce que je vais gagner ? »
« Est-ce qu’il ment ? »
« La justice va-t-elle enfin me donner raison ? »
« Puis-je faire confiance à cette personne ? »
« Comment me protéger sans aggraver la situation ? »
« Est-ce qu’un accord est encore possible ? »
Ces questions sont particulièrement délicates à traiter. Nous ne connaissons généralement qu’une seule version de l’histoire : celle du consultant. Celui-ci peut être parfaitement sincère tout en livrant un récit incomplet, influencé par ses émotions, ses blessures, ses peurs ou son besoin d’obtenir réparation.
Le rôle du praticien n’est donc pas de tirer immédiatement quelques cartes pour désigner un coupable, une victime, un gagnant ou un perdant.
Il doit d’abord comprendre ce qui se joue réellement, distinguer les faits des interprétations, identifier les différents acteurs et construire un questionnement suffisamment précis pour éclairer la situation sans devenir lui-même juge, avocat ou arbitre.
Ce programme complet vous propose une méthode concrète pour aborder ces consultations avec davantage de discernement, de prudence et d’efficacité.
Vous apprendrez notamment à :
repérer les présupposés contenus dans la question initiale ;
distinguer les faits, les émotions, les interprétations et les accusations ;
identifier les différentes personnes, institutions et procédures impliquées ;
comprendre ce qui entretient ou aggrave réellement un conflit ;
différencier les enjeux matériels, juridiques, relationnels, affectifs et symboliques ;
reformuler une demande globale en plusieurs questions précises ;
construire un tirage adapté à une situation conflictuelle ;
étudier séparément la position et les intérêts de chaque partie ;
comparer les conséquences de plusieurs options : négociation, médiation, attente ou procédure ;
reconnaître ce qui dépend encore du consultant et ce qui dépend d’un tiers ;
interpréter une tendance sans transformer les cartes en preuves ;
formuler une réponse nuancée, compréhensible et réellement utile ;
reconnaître les limites de la consultation et orienter, lorsque cela est nécessaire, vers un professionnel compétent.
L’objectif n’est pas seulement de prévoir l’issue d’un conflit. Il est d’aider le consultant à mieux comprendre sa situation, à retrouver des marges d’action réalistes et à éviter les décisions prises uniquement sous l’effet de la peur, de la colère ou du désir de revanche.
Une situation conflictuelle ne nous est jamais présentée de manière totalement neutre.
Le consultant raconte ce qu’il a vécu et ce qu’il croit avoir compris. Il sélectionne certains événements, interprète les intentions de l’autre personne et peut omettre des informations dont il ne mesure pas lui-même l’importance.
Nous verrons pourquoi le récit du consultant doit être considéré comme un point de départ, mais non comme une photographie complète et objective des faits.
Vous apprendrez à repérer :
les jugements déjà contenus dans la question ;
les accusations présentées comme des certitudes ;
les informations manquantes ;
les contradictions apparentes ;
les différents problèmes dissimulés derrière une seule demande.
Une consultation pertinente ne consiste pas à contredire systématiquement le consultant. Elle consiste à l’écouter sans adopter trop rapidement toutes ses conclusions.
Toutes les situations ne présentent pas le même degré de gravité et ne demandent pas les mêmes précautions.
Nous distinguerons trois niveaux :
La tension relationnelle
La communication reste possible, mais la relation est marquée par un désaccord, une jalousie, un malentendu ou une difficulté à poser des limites.
Le conflit ouvert
L’opposition produit déjà des conséquences concrètes : séparation, impayé, menace de procédure, accusation, licenciement, désaccord autour d’un enfant ou d’un bien.
La situation sensible ou à risque
La situation implique une procédure judiciaire, une accusation grave, une violence possible, une vulnérabilité importante ou l’intervention d’une institution disposant d’un véritable pouvoir de décision.
Cette distinction permet d’adapter le langage employé, les questions posées et les limites de l’intervention du praticien.
« Pourquoi cherche-t-il à me nuire ? »
« Quand va-t-elle être punie ? »
« Vais-je enfin gagner contre eux ? »
« Est-ce que mes locataires se moquent de moi ? »
Ces questions demandent implicitement au praticien de confirmer la lecture du consultant.
Vous apprendrez à passer d’une logique de verdict à une logique de compréhension :
Quelle est la position actuelle du consultant ?
Quelle est celle de l’autre partie ?
Que cherche réellement chaque personne ?
Qu’est-ce qui entretient le conflit ?
Quels éléments doivent encore être vérifiés ?
Quelles solutions ou évolutions restent possibles ?
De qui dépend la décision finale ?
Cette reformulation permet d’obtenir une lecture beaucoup plus riche qu’un simple « oui » ou « non ».
Avant d’étudier l’issue d’un conflit, nous appliquerons une grille en cinq étapes :
1. Qu’est-ce que je sais réellement ?
Quels sont les faits établis ? Qu’est-ce qui relève du récit, de l’hypothèse ou de l’interprétation du consultant ?
2. Qui intervient dans la situation ?
Un conflit peut impliquer bien davantage que deux adversaires : conjoint, enfant, employeur, collègue, avocat, médiateur, juge, administration, expert ou membre de la famille.
3. Qu’est-ce qui entretient ou aggrave le conflit ?
Le désaccord apparent peut cacher un besoin de reconnaissance, une blessure affective, une lutte de pouvoir, un intérêt financier ou un désir de réparation.
4. Qu’est-ce qui doit être vérifié ou confié à un professionnel ?
Les cartes peuvent éclairer une dynamique. Elles ne remplacent ni un avocat, ni un médecin, ni les forces de l’ordre, ni un professionnel de la santé mentale ou de l’accompagnement social.
5. De qui dépend réellement l’évolution ?
Certaines décisions appartiennent au consultant. D’autres dépendent de la partie adverse, d’une institution, d’un juge ou d’un événement extérieur.
Ces cinq vérifications constituent le socle méthodologique de l’ensemble du programme.
Une question complexe ne peut pas être étudiée correctement avec une seule carte censée répondre simultanément à toutes les dimensions de la situation.
Vous apprendrez à construire des tirages dans lesquels chaque position répond à une fonction précise :
la posture du consultant ;
la position de la partie adverse ;
la dynamique entre les personnes ;
l’origine ou le moteur du conflit ;
les forces et fragilités de chaque position ;
le rôle d’un tiers ou d’une institution ;
la possibilité d’un accord ;
la conséquence d’une démarche ;
l’évolution probable de la situation ;
l’état de la relation après sa résolution.
Nous verrons également comment comparer plusieurs scénarios : négocier ou engager une procédure, maintenir le dialogue ou prendre de la distance, accepter un accord ou poursuivre la confrontation.
La méthode peut être utilisée avec le Tarot de Marseille, l’Oracle de Belline, le Petit Lenormand, un oracle personnel ou une pratique intuitive.
Une carte décrit une dynamique symbolique. Elle ne constitue ni une preuve, ni une qualification juridique, ni un diagnostic.
Ainsi :
La Justice peut représenter une règle, une institution ou une recherche d’équilibre, sans annoncer automatiquement une victoire au tribunal ;
La Lune peut évoquer le doute, la peur ou la confusion, sans prouver qu’une personne ment ;
Le Diable peut montrer une stratégie, un intérêt ou une forme d’emprise, sans permettre de déclarer quelqu’un coupable ;
La Maison-Dieu peut annoncer un choc, une rupture ou une dépense importante, sans autoriser une prédiction catastrophique précise.
Vous apprendrez à distinguer :
ce que vous savez ;
ce que les cartes suggèrent ;
ce que vous supposez ;
la tendance générale du tirage ;
le conseil que vous pouvez formuler ;
les limites que vous devez rappeler.
Une mère demande d’abord quand son fils pourra sortir de prison.
En approfondissant la situation, nous découvrons que celui-ci est impliqué dans une affaire criminelle grave et qu’une procédure importante est en cours.
Ce cas permet de comprendre pourquoi une question apparemment simple doit parfois être entièrement reconstruite.
Nous verrons comment séparer :
la situation actuelle du fils ;
la solidité apparente des éléments détenus ;
l’évolution de la procédure ;
la possibilité d’un procès ou d’une condamnation ;
la question d’une éventuelle sortie ;
les besoins de la mère face à une situation qu’elle ne peut pas contrôler.
Cette étude montre également comment parler avec humanité sans produire une réponse artificiellement rassurante.
Une consultante affirme avoir été licenciée sans raison et demande si elle va gagner contre son employeur.
Les premières cartes font cependant apparaître une incohérence. En demandant des précisions, nous découvrons que l’employeur la soupçonne d’avoir pris de l’argent dans la caisse du commerce et qu’une plainte a également été déposée.
La situation contient donc au moins deux procédures distinctes :
la contestation du licenciement ;
la plainte liée aux faits reprochés.
Ce cas permet d’appliquer concrètement les cinq vérifications indispensables et de comprendre qu’une incohérence dans un tirage ne constitue pas une preuve de mensonge.
Elle doit nous conduire à questionner, à vérifier et à décomposer la demande.
À partir d’une véritable affaire de succession, vous étudierez les positions de deux femmes engagées dans un conflit à la fois matériel, juridique, familial et symbolique.
Vous chercherez notamment à déterminer :
ce que chacune cherche à obtenir ;
leurs forces et leurs fragilités respectives ;
l’importance des enjeux affectifs derrière le désaccord juridique ;
la possibilité d’un accord ;
le rôle des avocats et de la négociation ;
l’évolution de la relation après la résolution du litige.
Le feedback révèle une distinction méthodologique essentielle :
Un accord juridique ne signifie pas nécessairement une réconciliation affective.
Une situation peut évoluer favorablement sur le plan matériel ou procédural tout en laissant subsister une grande distance relationnelle.
Vous pourrez également suivre l’analyse collective des réponses recueillies auprès des participants lors de la formation en direct.
Le programme comprend trois études de cas complémentaires destinées à mettre la méthode en pratique dans des contextes très différents.
Exercice 1 — Divorce et résidence de l’enfant
Une mère souhaite obtenir la résidence exclusive de sa fille et empêcher le père de conserver une place importante dans son quotidien.
L’exercice apprend à sortir de la logique du vainqueur pour distinguer :
le conflit entre les parents ;
les besoins de l’enfant ;
les capacités de chacun ;
l’évolution probable de l’organisation parentale ;
la place de la médiation ou d’une décision extérieure.
Exercice 2 — Loyers impayés
Un propriétaire cherche à savoir si ses locataires traversent une réelle difficulté financière ou s’ils profitent volontairement de sa patience.
Vous étudierez :
leur situation réelle ;
leur attitude face à la dette ;
la position du propriétaire ;
la possibilité d’une reprise des paiements ;
l’intérêt d’un accord écrit ;
les limites d’une résolution amiable.
Cet exercice montre comment reconnaître simultanément la fragilité d’une personne et les droits de l’autre partie.
Exercice 3 — La piscine non déclarée
Un propriétaire tente de régulariser une piscine construite sans accomplir les démarches administratives nécessaires.
Le tirage permet d’étudier :
sa véritable posture ;
la position de l’administration ;
la solidité des éléments détenus ;
l’effet probable de son argument de bonne foi ;
les conséquences financières ;
la meilleure attitude à adopter ;
la possibilité d’obtenir un échéancier.
Cet exercice illustre une idée fondamentale : ne plus pouvoir empêcher une conséquence ne signifie pas ne plus disposer d’aucune marge de manœuvre.
Ce programme complet comprend :
le replay de la formation, découpé en séquences thématiques ;
les apports méthodologiques ;
plusieurs démonstrations et études de cas ;
un exercice collectif réalisé pendant le direct ;
le feedback complet de cet exercice ;
l’analyse des réponses proposées par les participants ;
un livret pédagogique complet de 27 pages ;
trois exercices supplémentaires ;
leurs corrigés et leurs interprétations détaillées ;
des structures de tirage réutilisables ;
des grilles pratiques de reformulation et d’analyse ;
une checklist éthique à utiliser avant de conclure une consultation.
Vous pouvez suivre la formation progressivement, mettre les vidéos en pause pour effectuer les exercices, puis comparer votre travail aux analyses et aux corrigés proposés.
En rejoignant ce programme, vous recevrez également le livret pédagogique de 32 pages consacré aux conflits et aux situations relationnelles sensibles en consultation.
Bien plus qu’un simple résumé des vidéos, ce support téléchargeable rassemble :
les notions méthodologiques essentielles ;
des structures de tirages réutilisables ;
les études de cas analysées pendant la formation ;
trois exercices supplémentaires avec leurs corrigés ;
des grilles pratiques de questionnement et de reformulation ;
une checklist pour sécuriser tes consultations.
Vous pourrez le télécharger, l’imprimer, l’annoter et le conserver comme véritable outil de référence pour tes futures consultations.
Le livret est inclus dans le prix du programme, sans supplément.
Ce programme s’adresse aux personnes qui possèdent déjà une pratique de base du Tarot, de l’Oracle de Belline, du Petit Lenormand, d’un autre support symbolique ou de l’intuition.
Il conviendra particulièrement :
aux praticiens qui reçoivent déjà des consultants ;
aux personnes qui envisagent de proposer des consultations ;
aux élèves qui souhaitent structurer davantage leurs tirages ;
aux praticiens qui se sentent parfois déstabilisés par les conflits, les accusations ou les procédures ;
à ceux qui veulent apprendre à répondre avec plus de nuances sans devenir vagues ou évasifs ;
aux personnes qui souhaitent développer une pratique plus responsable et plus professionnelle.
Il n’est pas nécessaire d’être praticien professionnel. Il est toutefois préférable de connaître les bases de son support, car l’objectif n’est pas d’étudier la signification des cartes une par une.
Le programme porte avant tout sur la construction de la consultation, la qualité du questionnement, l’interprétation globale et la formulation de la réponse.
Ces exercices vous proposent de travailler sur trois situations conflictuelles différentes.
Pour chaque cas, prenez le temps de procéder dans l’ordre :
Lisez attentivement la situation.
Identifiez les différents acteurs et leurs intérêts.
Interprétez chaque carte en fonction de la question précise qui lui est associée.
Reliez progressivement les cartes entre elles.
Rédigez une réponse complète comme si vous vous adressiez directement au consultant.
Consultez seulement ensuite la proposition de corrigé.
L’objectif n’est pas seulement de prévoir une issue. Il est également de distinguer :
ce qui est déjà établi ;
ce qui relève du point de vue du consultant ;
ce que les cartes permettent d’éclairer ;
ce qui doit être vérifié auprès d’un professionnel ;
ce qui dépend encore des personnes concernées.